{"id":888,"date":"2020-05-11T15:33:21","date_gmt":"2020-05-11T14:33:21","guid":{"rendered":"https:\/\/aielf.org\/?page_id=888"},"modified":"2020-05-11T15:53:52","modified_gmt":"2020-05-11T14:53:52","slug":"histoire","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/aielf.org\/index.php\/histoire\/","title":{"rendered":"Histoire"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>Br\u00e8ve histoire de l\u2019AIELF<a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/strong><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>Francis Clav\u00e9<a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a><\/strong><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Cette communication vise \u00e0 pr\u00e9senter quelques grands traits de l\u2019histoire de l\u2019AIELF fond\u00e9e en 1926 sous le nom de Congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7ais par Maurice Ansiaux, Ga\u00ebtan Pirou. Le nom AIELF (Association Internationale des \u00c9conomistes de Langue Fran\u00e7aise) lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par le recteur Dischamps en 1981. Si l\u2019association continue d\u2019organiser les congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise devenus depuis bisannuels, elle s\u2019est \u00e9galement dot\u00e9e en 2016 d\u2019une revue, la RIELF (Revue des \u00c9conomistes de Langue Fran\u00e7aise), dont le premier num\u00e9ro est paru fin 2016. Cet article ne vise pas l\u2019exhaustivit\u00e9, seuls sont \u00e9voqu\u00e9s les th\u00e8mes des congr\u00e8s, les participants ainsi quelques-unes des \u00e9volutions qui ont marqu\u00e9 l\u2019association. \u00c0 cette fin, le texte est d\u00e9coup\u00e9 par p\u00e9riodes correspondant aux mandats des dirigeants des congr\u00e8s\u00a0: Jean Lescure et Maurice Ansiaux qui ont coanim\u00e9 les congr\u00e8s jusqu\u2019en 1939\u00a0; \u00c9mile James a \u00e9t\u00e9\u00a0pr\u00e9sident de 1947 \u00e0 1955. Lui\u00a0ont succ\u00e9d\u00e9 Andr\u00e9 Piettre de 1956 \u00e0 1980, puis Jean-Claude Dischamps en 1981 et depuis 2013 Alain Redslob l\u2019actuel pr\u00e9sident.<\/span><\/p>\n<h3>\u00a01. P\u00e9riode de 1926 \u00e0 1939<\/h3>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">L\u2019id\u00e9e des congr\u00e8s revient \u00e0 Madame Pirou. Lors d\u2019une rencontre entre son mari alors, professeur \u00e0 Bordeaux, et Maurice Ansiaux (1869-1943), elle avait not\u00e9 combien les \u00e9conomistes de l\u2019\u00e9poque \u00e9prouvaient le besoin d\u2019\u00e9changer sur les sujets d\u2019actualit\u00e9. Au d\u00e9part, les congr\u00e8s sont donc con\u00e7us pour offrir un espace de discussion \u00e0 des professeurs d\u2019\u00e9conomie alors peu nombreux et isol\u00e9s. Les r\u00e9unions sont structur\u00e9es autour de la pr\u00e9sentation de deux rapports suivis d\u2019une discussion entre participants. Les th\u00e8mes sont choisis par le fran\u00e7ais Jean Lescure (1882-1946) et le belge Maurice Ansiaux ce qui semble un peu agacer le suisse William Rappart (1883-1958). Les rapports sont publi\u00e9s dans <em>la Revue d\u2019\u00e9conomie politique<\/em>, tandis que, \u00e0 partir de 1933, les pr\u00e9sentations orales et les discussions sont retranscrites dans un document intitul\u00e9 <em>Travaux des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise<\/em>. D\u2019un point de vue historique, ces publications permettent de disposer des propos des participants et aident \u00e0 mieux comprendre leur pens\u00e9e et leurs travaux. Durant cette p\u00e9riode, le congr\u00e8s qui a lieu durant les \u00ab\u00a0jours gras \u00bb c\u2019est-\u00e0-dire fin f\u00e9vrier d\u00e9but mars (Travaux 1933) se tient dans <em>la salle des Actes<\/em> de la Facult\u00e9 de droit de Paris.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Si l\u2019on s\u2019interroge sur les raisons pour lesquelles la publication des d\u00e9bats ne commence qu\u2019\u00e0 partir de 1933, alors que les congr\u00e8s ont d\u00e9but\u00e9 d\u00e8s 1926, une remarque de Fran\u00e7ois Simiand faite en 1935 semble sugg\u00e9rer de la part des professeurs des facult\u00e9s de droit une volont\u00e9 de s\u2019affirmer face aux polytechniciens de X-Crise (Clav\u00e9, 2018). C\u2019est d\u2019autant plus plausible que la facult\u00e9 de droit de Paris compte alors nombre d\u2019experts reconnus des affaires financi\u00e8res et mon\u00e9taires tels le doyen Edgar Allix (1874-1938) (une des personnes qui ont \u00e9labor\u00e9 le plan Dawes sur les r\u00e9parations de guerre), ou encore Gaston J\u00e8ze (1869-1953) et Charles Rist (1874-1953) (deux des concepteurs de la stabilisation Poincar\u00e9). Enfin, nous devons noter que Fran\u00e7ois Simiand (1873-1935) s\u2019est heurt\u00e9 lors d\u2019une conf\u00e9rence \u00e0 X-Crise en mai\u00a01933 \u00e0 une certaine hostilit\u00e9 des polytechniciens qui lui ont reproch\u00e9 une approche de l\u2019\u00e9conomie jug\u00e9e trop \u201cpassive\u201d (Froberg 2000, p.165).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Les participants des congr\u00e8s viennent principalement des universit\u00e9s belges et des facult\u00e9s de droit fran\u00e7aises. Les belges Maurice Ansiaux (1869-1943) et Boris Chlepner (1890-1964) enseignent \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Bruxelles, Ernest Mahaim (1865-1938) \u00e0 celle de Li\u00e8ge, L\u00e9on Dupriez (1901-1988) et Fernand Baudhuin (1894-1977) \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Louvain. Du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, les principaux \u00e9conomistes de l\u2019heure participent aux congr\u00e8s. Ils viennent principalement des facult\u00e9s de droit\u00a0: Charles Rist (1874-1955), Bertrand Nogaro (1880-1950), Ga\u00e9tan Pirou (1886-1946). Des polytechniciens et des professeurs de l\u2019\u00e9cole des mines sont aussi pr\u00e9sents, tels Cl\u00e9ment Colson (1853-1939), Fran\u00e7ois Divisia (1889-1964) et Jacques Rueff (1896-1978). Enfin, participent \u00e9galement aux congr\u00e8s des hommes\u00a0form\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cole normale sup\u00e9rieure qui, apr\u00e8s avoir bifurqu\u00e9 vers l\u2019\u00e9conomie, sont devenus enseignants \u00e0 l\u2019\u00c9coles des Hautes \u00c9tudes en Sciences Sociales (EHESS) tels Adolphe Landry (1874-1956) et Fran\u00e7ois Simiand (1973-1935). Le cas de Ga\u00ebtan Pirou est sp\u00e9cifique. C\u2019est l\u2019un des fondateurs de l\u2019institution o\u00f9 pourtant il ne semble jouer aucun r\u00f4le dirigeant. Professionnellement, apr\u00e8s avoir enseign\u00e9 dans les facult\u00e9s de droit et avoir \u00e9t\u00e9 secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de Paul Doumer (1857-1932) lorsqu\u2019il \u00e9tait pr\u00e9sident du S\u00e9nat (1927-1931), il est, au moment des congr\u00e8s, professeur \u00e0 l\u2019EHESS. Au cours des ann\u00e9es trente, les congr\u00e8s voient l\u2019arriv\u00e9e de jeunes professeurs qui marqueront la p\u00e9riode suivante. Parmi eux, il est possible de citer\u00a0: Andr\u00e9 Courtin (1900-1964) qui participera \u00e0 l\u2018\u00e9laboration du programme \u00e9conomique de la r\u00e9sistance, Jean-Marcel Jeanneney (1910-2010) qui sera ministre dans les ann\u00e9es 1960, Andr\u00e9 Piettre (1906-1994) qui sera le pr\u00e9sident de l\u2019AIELF de 1955 \u00e0 1980, ou encore Jean Weiller (1905-2000). Les participants suisses viennent surtout de l\u2019universit\u00e9 de Gen\u00e8ve avec comme repr\u00e9sentants les plus notables William Rappart (1883-1958) et Micha\u00ebl Heilperin (1909-1971).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Le premier congr\u00e8s se tient en 1926, c\u2019est-\u00e0-dire au d\u00e9but de la stabilisation Poincar\u00e9 \u00e0 laquelle participent \u00e0 des degr\u00e9s divers trois des congressistes pr\u00e9sents : Bertrand Nogaro, Gaston J\u00e8ze et Charles Rist. Durant toutes les ann\u00e9es vingt, les probl\u00e8mes mon\u00e9taires et financiers sont omnipr\u00e9sents. Dans une premi\u00e8re p\u00e9riode, les pays reviennent \u00e0 l\u2019\u00e9talon-or, l\u2019Angleterre en 1925, la Belgique en 1926, la France en 1928. \u00c0 compter de 1931 et de la d\u00e9cision anglaise d\u00e9tacher sa monnaie de l\u2019or, le mouvement s\u2019inverse. Il ne faut donc pas s\u2019\u00e9tonner que les th\u00e8mes mon\u00e9taires et financiers reviennent de fa\u00e7on r\u00e9currente au sommaire des congr\u00e8s de 1926, 1927, 1928, 1933, 1935, 1937 et 1939. Il est \u00e0 noter que sur les questions mon\u00e9taires, deux camps s\u2019affrontent. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, pour un nominaliste comme Bertrand Nogaro, la monnaie est principalement un instrument d\u2019\u00e9change\u00a0; pour les m\u00e9tallistes comme Charles Rist ou Jacques Rueff, au contraire, la fonction la plus importante de la monnaie, celle dont tout d\u00e9coule, est celle de r\u00e9serve de valeur (Blanc, 2000). Il convient de noter que la position de Fran\u00e7ois Simiand, pour qui la monnaie repose sur une croyance sociale et ne peut donc pas exister par simple d\u00e9cret, temp\u00e8re le nominalisme des Fran\u00e7ais. Si, finalement, les \u00e9conomistes fran\u00e7ais acceptent globalement l\u2019\u00e9talon-or, c\u2019est en partie parce qu\u2019avec Fran\u00e7ois Simiand et Ga\u00ebtan Pirou, ils pensent que l\u2019heure n\u2019est pas venue de d\u00e9connecter la monnaie de l\u2019or. C\u2019est aussi parce que, en tant qu\u2019\u00e9conomistes ayant d\u2019abord une formation juridique, ils analysent la monnaie comme un contrat et que, dans cette optique, celle-ci doit \u00eatre le plus stable possible (Clav\u00e9, 2019). C\u2019est enfin la volont\u00e9 de maintenir \u00e0 la France qui a beaucoup d\u2019or un certain \u00ab\u00a0rang\u00a0\u00bb dans le concert des nations. Ils pensent en effet que l\u2019\u00e9talon international ne peut \u00eatre que l\u2019or ou la monnaie de la nation la plus puissante (Clav\u00e9, 2019), option qui a pour effet de \u00ab\u00a0marginaliser\u00a0\u00bb la France. Quoi qu\u2019il en soit, il ne faut pas oublier qu\u2019au moins jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante, le congr\u00e8s comptera parmi ses participants quelques-uns des tenants les plus r\u00e9solus de l\u2019\u00e9talon-or.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Les congr\u00e8s n\u2019abordent pas seulement les th\u00e9matiques relatives \u00e0 la monnaie et \u00e0 la finance. Ils traitent aussi d\u2019autres grands probl\u00e8mes de l\u2019heure\u00a0: opposition entre \u00e9conomie lib\u00e9rale et \u00e9conomie dirig\u00e9e (1933), r\u00e9forme \u00e9conomique aux \u00c9tats-Unis (1935), \u00e9tude compar\u00e9e du capitalisme et du bolchevisme (1937), reprise allemande (1938). Les participants, tout en \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement en faveur d\u2019un commerce international libre, traiteront cependant du th\u00e8me de l\u2019autarcie en 1936. Cette m\u00eame ann\u00e9e, le congr\u00e8s auquel participe Adeobat Boissard, professeur de droit fondateur des Semaines Sociales<a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, a \u00e9galement pour th\u00e8me le corporatisme, un mouvement qui conna\u00eet alors une certaine vogue. En 1934, un des th\u00e8mes du congr\u00e8s est <em>La place rationnelle des syndicats dans les soci\u00e9t\u00e9s modernes<\/em>\u00a0; un autre sujet retient l\u2019attention du congr\u00e8s cette m\u00eame ann\u00e9e\u00a0: \u00a0<em>la r\u00e9forme des syst\u00e8mes fiscaux<\/em>. Le congr\u00e8s de 1938 traite d\u2019un sujet toujours d\u2019actualit\u00e9\u00a0: <em>Hausse des prix et r\u00e9organisation des entreprises<\/em>. \u00c0 ce propos, il est int\u00e9ressant de constater que ces \u00e9conomistes savent quasiment quinze ans avant que des r\u00e9formes soient entreprises que le petit commerce p\u00e8se sur les performances \u00e9conomiques des pays.<\/span><\/p>\n<h3>2. P\u00e9riode 1947-1955 (pr\u00e9sidence \u00c9mile James)<\/h3>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Cette pr\u00e9sidence<a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> a quelque chose d\u2019un peu surprenant dans la mesure o\u00f9 \u00c9mile James semble ne pas avoir fr\u00e9quent\u00e9 les congr\u00e8s avant la guerre, ce qui n\u2019est pas le cas d\u2019Andr\u00e9 Piettre qui lui succ\u00e8de. Nous ne savons rien des raisons de sa nomination. Tout ce que nous pouvons dire, c\u2019est qu\u2019elle intervient juste apr\u00e8s que Jean Lescure (1882-1947) soit mort en chaire deux ou trois mois avant le congr\u00e8s, alors qu\u2019il donnait un cours d\u2019\u00e9conomie sociale compar\u00e9e. Entre le dernier congr\u00e8s pr\u00e9c\u00e9dant la guerre et celui de 1947, deux autres piliers des congr\u00e8s disparaissent \u00e9galement\u00a0: Maurice Ansiaux en 1943 et Ga\u00e9tan Pirou en 1946. Trois autres grands anciens meurent dans la d\u00e9cennie suivante\u00a0: Bertrand Nogaro en 1950, Charles Rist en 1955 et Albert Aftalion en 1956. De nouveaux \u00e9conomistes arrivent alors, tels Maurice Masoin (1904-1964) de Louvain, Maurice Allais (1911-2010), Alain Barr\u00e8re (1905-1995) et Daniel Villey (1911-1968). Parmi les nouveaux arrivants, deux semblent appartenir au CNRS et avoir poursuivi une carri\u00e8re \u00e0 la fois dans les secteurs public et priv\u00e9\u00a0: Pierre Dieterlen (1901-1968) et Henri Aujac (1919-2009). Il convient de noter que des participants qui demeuraient silencieux durant les congr\u00e8s de l\u2019avant-guerre commencent \u00e0 prendre la parole\u00a0: c\u2019est notamment le cas des fr\u00e8res Andr\u00e9 (1907-1968) et Jean Marchal (1905-1995) ainsi que celui de Fran\u00e7ois Perroux (1903-1987).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Les th\u00e8mes des congr\u00e8s sont en phase avec les grands probl\u00e8mes de l\u2019heure\u00a0: <em>reconstruction de l\u2019\u00e9conomie nationale<\/em>(1948), <em>les probl\u00e8mes de l\u2019union \u00e9conomique de l\u2019Europe<\/em> (1948), <em>les aspects de la reconstruction mon\u00e9taire de l\u2019Europe<\/em>(1950), <em>la politique du plein-emploi et ses limites<\/em> (1951), <em>salaire et inflation depuis la Seconde Guerre mondiale<\/em> (1953). Les sujets sont parfois plus politiques, tels la <em>m\u00e9thode marxiste<\/em> (1950), ou encore <em>le secret de la prosp\u00e9rit\u00e9 am\u00e9ricaine<\/em>(1954), un rapport que William Rappart, un des fondateurs de<em>\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 du Mont P\u00e8lerin,<\/em> n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter par les organisateurs fran\u00e7ais ou du moins certains d\u2019entre eux. Certains th\u00e8mes donnent lieu \u00e0 des controverses. Par exemple, Fran\u00e7ois Perroux reproche \u00e0 Jacques Rueff, auteur en 1949 d\u2019un rapport sur <em>l\u2019\u00e9tat actuel du syst\u00e8me des paiements internationaux<\/em>, de ne pas conna\u00eetre les pens\u00e9es de Roy Forbes Harrod (1900-1978) et de John Maynard Keynes (1883-1946) et d\u2019ignorer les probl\u00e8mes de structure. Ce \u00e0 quoi il lui est r\u00e9pondu que la r\u00e9f\u00e9rence aux structures sert surtout \u00e0 justifier l\u2019inaction des politiques. Maurice By\u00e9 (1905-1968) accuse Jacques Rueff de trop s\u2019en tenir \u00e0 des lois naturelles et de n\u00e9gliger le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat (Travaux 1949, p.\u00a0103-118). En fait, ses opposants semblent surtout lui reprocher son lib\u00e9ralisme qu\u2019ils jugent \u201cancienne \u00e9cole\u201c. Leur virulente opposition semble t\u00e9moigner de la force de leur envie de passer \u00e0 autre chose. En 1955, Maurice Masoin (1904-1964) aborde les th\u00e8mes voisins de la convertibilit\u00e9 et des changes. Parmi les participants \u00e0 la discussion, on rel\u00e8ve le nom de Robert Triffin (1911-1993) qui sera par la suite un participant assez r\u00e9gulier des congr\u00e8s jusqu&rsquo;au moins en 1987.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Durant cette p\u00e9riode, le congr\u00e8s traite \u00e9galement de la th\u00e9orie \u00e9conomique. C\u2019est ainsi qu\u2019en 1948, L\u00e9on Dupriez pr\u00e9sente un tr\u00e8s stimulant rapport sur le <em>Concept d\u2019\u00e9quilibre en \u00e9conomie politique<\/em> et que G. Th. Guillaud aborde en 1954 la th\u00e9orie des jeux, tandis qu\u2019en 1955, Alain Barr\u00e8re (1910-1995) analyse la relation entre capital et travail. Un autre sujet d\u2019actualit\u00e9, celui du sous-d\u00e9veloppement, fait en 1952 l\u2019objet d\u2019un rapport de Gaston Leduc (1904-1979). Cette m\u00eame ann\u00e9e, le congr\u00e8s traite \u00e9galement de la structure \u00e9conomique avec le rapport de Ren\u00e9 Cl\u00e9mens (1911-1980) intitul\u00e9 <em>Prol\u00e9gom\u00e8nes d\u2019une th\u00e9orie de la structure \u00e9conomique<\/em>, th\u00e8me qui mobilise alors les \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<h3>\u00a0 3. P\u00e9riode 1956-1980 (pr\u00e9sidence Andr\u00e9 Piettre)<\/h3>\n<p>Cette pr\u00e9sidence prend place au cours d\u2019une p\u00e9riode de profondes mutations. Non seulement l\u2019enseignement et la recherche en \u00e9conomie connaissent de nombreux changements, mais le monde lui-m\u00eame conna\u00eet de grandes \u00e9volutions. La France, en particulier, est le th\u00e9\u00e2tre de ce qu\u2019on a appel\u00e9 les <em>\u00e9v\u00e8nements de mai 1968 <\/em>qui entra\u00eeneront une suspension des congr\u00e8s en 1968 et 1969. Ils reprennent en 1970 avec une nouvelle organisation peu diff\u00e9rente d\u2019ailleurs de celle qui existait avant.<\/p>\n<h4><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 3.1. Sous-p\u00e9riode 1956-1968\u00a0<\/em><\/h4>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Andr\u00e9 Piettre, au d\u00e9but de sa pr\u00e9sidence, met fin au fonctionnement informel des congr\u00e8s en cr\u00e9ant une association dont il d\u00e9pose les statuts. Les congr\u00e8s re\u00e7oivent l\u2019apport de nouveaux participants tels le grec Dimitrios Delivanis, dont Albert Aftalion a \u00e9t\u00e9 le directeur de th\u00e8se, le professeur Kodorovith, doyen de la facult\u00e9 de droit de Belgrade, Vernyn Stenart d\u2019Amsterdam, Suardus Posthuma de Rotterdam, Abraham Mey de Hollande, Korteweg de Turquie, Onody du Br\u00e9sil, Hugo Rangel Couto du Mexique, Alexandre Lamfalussy (1929-2015) de Belgique. Du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, Jean Fericelli, Colette\u00a0N\u00eame (n\u00e9e Cordebas) (1931-2015), Jean-Claude Dischamps, Alain Cotta, Roger Dehem (1921-2008), Michel Falise (1931-2012) commencent \u00e9galement \u00e0 participer aux congr\u00e8s. Le pr\u00e9sident Piettre y invite aussi des professionnels. C\u2019est ainsi qu\u2019en 1964, on peut noter la participation de Jean Mersh, fondateur de l\u2019association des jeunes patrons, et qu\u2019en 1966, une commission est pr\u00e9sid\u00e9e par Paul Huvelin (1902-1995), pr\u00e9sident du CNPF (Conseil National du Patronat Fran\u00e7ais) de 1966 \u00e0 1972. \u00c0 partir de 1965, les congr\u00e8s cessent de se tenir \u00e0 la <em>salle des Actes<\/em> de la Facult\u00e9 de droit de Paris, mais le d\u00e9placement n\u2019est pas grand cette ann\u00e9e-l\u00e0 puisque le congr\u00e8s se tient au centre Assas, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du jardin du Luxembourg. Toutefois, d\u00e8s 1966, le congr\u00e8s devient nomade, changeant chaque fois de ville. D\u00e8s son arriv\u00e9e, Andr\u00e9 Piettre veut faire \u00e9voluer la forme des congr\u00e8s. D\u00e9sormais, ils n\u2019auront plus qu\u2019un seul th\u00e8me sur lequel les congressistes seront \u00e0 invit\u00e9s \u00e0 entendre et \u00e0 discuter plusieurs rapports. \u00c0 partir de 1965, les rapports seront discut\u00e9s en commission.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Les congr\u00e8s ont d\u2019abord pour th\u00e9matique l\u2019Europe. En phase avec l\u2019actualit\u00e9 des ann\u00e9es soixante, le th\u00e8me du progr\u00e8s technique reviendra deux fois\u00a0: en 1964 sous l\u2019intitul\u00e9 <em>Croissance et destruction cr\u00e9atrice<\/em> (1964) avec un rapport De Bandt et en 1966 sous celui de <em>L\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du progr\u00e8s technique<\/em> pr\u00e9sent\u00e9 par Dupriez. La firme et son financement seront \u00e9galement abord\u00e9s deux fois en\u00a01957 et\u00a01962. Le d\u00e9veloppement r\u00e9gional sera abord\u00e9 une fois de m\u00eame que <em>les finances publiques<\/em> (1956), <em>les<\/em> <em>exc\u00e9dents agricoles<\/em> (1962), <em>la formation des prix<\/em> (1967) ou <em>le champ et les m\u00e9thodes de la science \u00e9conomique<\/em> (1968).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">La th\u00e9matique march\u00e9 et plan est abord\u00e9e une seule fois, en 1964. Elle donne lieu \u00e0 de vifs \u00e9changes. Daniel Villey, partisan de la th\u00e8se du march\u00e9, exprime dans son rapport oral son scepticisme \u00e0 l\u2019\u00e9gard des doctrines \u00e9conomiques d\u2019inspiration chr\u00e9tienne\u00a0: \u00ab\u00a0<em>j\u2019avoue que j\u2019ai maintenant renonc\u00e9 \u00e0 concilier les implications quelquefois obscures, que comportent la plupart des doctrines qui se r\u00e9clament de l\u2019inspiration chr\u00e9tienne en mati\u00e8re d\u2019\u00e9conomique avec ce que je crois \u00eatre la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique\u00a0\u00bb <\/em>(Travaux 1964, p.\u00a018). Les proches de cette sensibilit\u00e9 (Bartoli, Barr\u00e8re et Guitton) ne manquent pas de lui r\u00e9pondre. Sur le fond, les Belges voient la planification comme un exercice de pr\u00e9vision. L\u00e9on Dupriez, un de leur chef de file, a tendance \u00e0 se m\u00e9fier d\u2019un outil qui \u00ab\u00a0<em>conduit \u00e0 un appauvrissement de la pens\u00e9e \u00e9conomique car on nous met uniquement en t\u00eate des objectifs mat\u00e9riels et on finit par oublier les mani\u00e8res d\u2019agir\u00a0\u00bb <\/em>(Travaux 1964, p.\u00a084). Par contre, l\u2019autre rapporteur, Pierre Bauchet, un professeur d\u2019\u00e9conomie alors directeur des \u00e9tudes \u00e0 l\u2019ENA, veut un plan qui r\u00e9gule v\u00e9ritablement le march\u00e9 et pas seulement un plan indicatif (Travaux 1964, p.\u00a094).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Deux th\u00e9matiques semblent avoir une tr\u00e8s forte centralit\u00e9 durant cette p\u00e9riode\u00a0: celle qui a trait au th\u00e8me croissance et r\u00e9partition, celle relative aux questions mon\u00e9taires. Le premier sujet a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 trois fois\u00a0: en 1958 sous l\u2019intitul\u00e9 <em>Croissance \u00e9conomique et structures sociales<\/em>, en 1960 sous celui des <em>\u00c9tudes de quelques mod\u00e8les contemporains de r\u00e9partition du revenu national<\/em> et en 1965 sous celui de <em>La politique des revenus<\/em>. Chaque fois de grands professeurs, Raymond Barre (1924-2007), Jean Marchal (1905-1995), Jacques Lecaillon (1925-2014) ont propos\u00e9 un rapport. On peut aussi rappeler qu\u2019en 1965, Jacques Delors (pr\u00e9sident de la commission europ\u00e9enne de 1985 \u00e0 1995), alors au commissariat g\u00e9n\u00e9ral au plan, a \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 une communication au congr\u00e8s.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Les th\u00e8mes mon\u00e9taires ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s trois fois\u00a0: en 1957 par Dimitrios \u00a0Delivanis, en 1961 par Pierre Dieterlen et Roland Beauvois et, en 1963, par Pierre Tabatoni sous l\u2019intitul\u00e9 \u00a0<em>Probl\u00e8mes de l\u2019organisation mon\u00e9taire internationale<\/em>. Parmi les participants \u00e0 la discussion, on rel\u00e8ve la pr\u00e9sence de personnages jouissant d\u2019une forte r\u00e9putation dans ce domaine\u00a0: Jacques Rueff, Robert Triffin et Alexandre Lamfalussy. Sans entrer dans les d\u00e9tails, il faut noter qu\u2019en 1961, Andr\u00e9 Piettre s\u2019inqui\u00e8te d\u2019un possible retour \u00e0 l\u2019\u00e9talon-or en Europe et pense que pour \u00e9viter \u00ab\u00a0<em>les rigueurs de l\u2019\u00e9talon-or<\/em>\u00a0\u00bb il faudrait \u00ab\u00a0<em>installer un syst\u00e8me mon\u00e9taire international, que ce soit sous forme de collaboration \u00e9troite entre banques centrales ou par la cr\u00e9ation d\u2019une super-banque\u00a0\u00bb <\/em>(Travaux 1961, p.\u00a0134). Dans son rapport de 1963, Pierre Tabatoni pr\u00e9conise la cr\u00e9ation d\u2019un fonds europ\u00e9en de r\u00e9serves (Travaux 1963, p.\u00a022). Plus globalement, il ne lui \u00ab <em>semble pas pr\u00e9matur\u00e9 de viser la disparition de l\u2019\u00e9talon de change or et son remplacement par une Union de Clearing<\/em> \u00bb (Tabatoni\u00a01963, p.386). Si Robert Triffin est favorable \u00e0 ce rapport, Jacques Rueff s\u2019y oppose fortement. Leur divergence d\u2019opinions, si l\u2019on en croit l\u2019\u00e9conomiste Belge, porte sur la fa\u00e7on de faire respecter par les \u00c9tats une certaine discipline mon\u00e9taire. Alors que Robert Triffin croit en l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019ajustements institutionnels, Jacques Rueff pr\u00e9f\u00e8re miser sur l\u2019\u00e9talon-or. Le rapport de Pierre Tabatoni re\u00e7oit \u00e9galement le soutien de L\u00e9on Dupriez qui voudrait passer du plan White au plan Keynes. De son c\u00f4t\u00e9, Maurice Allais adopte une position proche de celle de Rueff en pr\u00e9conisant une r\u00e9\u00e9valuation de l\u2019or et une d\u00e9valuation du dollar (Travaux 1963, p.\u00a060).<\/span><\/p>\n<h4><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 3.2. Sous-p\u00e9riode 1970-1980<\/em><\/h4>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Apr\u00e8s l\u2019interruption de 1968-1969, le congr\u00e8s re\u00e7oit l\u2019apport de nouveaux rapporteurs\u00a0tels Antoine Ayoub, Alain Cotta, Faouzi Rassi, Michelle de Mourgues, G\u00e9rard Lafay, Jacques L\u2019Huillier (1917-2012), Shapour Rassekh, Fernand Spaak (1923-1981), Jean Vincens et bien d\u2019autres. Les d\u00e9bats ne sont plus publi\u00e9s, les rapports font malgr\u00e9 tout toujours l\u2019objet d\u2019une publication dans la <em>Revue d\u2019\u00e9conomie politique<\/em>. Mais, il s\u2019agit de purs \u00e9crits universitaires, on n\u2019y trouve plus la pens\u00e9e en action m\u00eame si Andr\u00e9 Piettre fait des efforts pour que les discussions sur les papiers soient anim\u00e9es. La volont\u00e9 tr\u00e8s pr\u00e9gnante des professeurs d\u2019\u00e9conomie d\u2019\u00eatre actifs sur la sc\u00e8ne du conseil expert aux politiques de la p\u00e9riode 1926-1939 semble \u00eatre pass\u00e9e au second plan, m\u00eame si lors de certains congr\u00e8s on peut encore sentir son souffle. Sur la p\u00e9riode, un seul congr\u00e8s a lieu \u00e0 Paris (1977). Les autres se tiennent \u00e0 Nice (1970), Montpellier (1973), Bordeaux et Pau (1974) ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00a0: T\u00e9h\u00e9ran (1972), Beyrouth (1975), Qu\u00e9bec (1976), Louvain-la-Neuve et \u00e0 Bruxelles (1980). Un congr\u00e8s selon nous symboliquement important tant certains \u00e9conomistes de ces universit\u00e9s ont marqu\u00e9 les congr\u00e8s. Rappelons pour m\u00e9moire que Maurice Ansiaux de l\u2019Universit\u00e9 de Bruxelles a codirig\u00e9 le congr\u00e8s avec Jean Lescure avant-guerre, tandis que L\u00e9on Dupriez de l\u2019Universit\u00e9 de Louvain a assist\u00e9 aux congr\u00e8s de fa\u00e7on tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8re depuis 1935 o\u00f9 il est intervenu souvent de belle fa\u00e7on. Notons que sur le plan honorifique, ces deux \u00e9conomistes belges ont \u00e9t\u00e9 membres de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l\u2019Acad\u00e9mie Royale de Belgique<a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, le premier \u00e0 compter de 1927 et le second de 1954. En France, Andr\u00e9 Piettre est \u00e9lu en 1970 \u00e0 l\u2019<em>Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques<\/em> de l\u2019Institut de France suivant la voie trac\u00e9e par son pr\u00e9d\u00e9cesseur, \u00c9mile James \u00e9lu en 1960. D\u2019autres personnes ayant soit pr\u00e9sent\u00e9 un rapport, soit particip\u00e9 \u00e0 plusieurs congr\u00e8s durant la p\u00e9riode 1947-1980, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 membres de cette institution\u00a0: Bertrand Nogaro en 1949, Louis Baudin en 1951, Gaston Leduc en 1967, Henri Guitton en 1971, Jean Marchal \u00a0en 1980, Maurice Allais en 1990, apr\u00e8s son prix Nobel de 1988\u00a0; Pierre Bauchet a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu en 1994\u00a0et Pierre Tabatoni en 1995<a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Si l\u2019on se tourne vers les th\u00e9matiques abord\u00e9es, on peut percevoir que certains th\u00e8mes dominent les d\u00e9bats. Ce sont d\u2019abord les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la crise p\u00e9troli\u00e8re de 1972, ann\u00e9e o\u00f9 le congr\u00e8s se tient \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran sur la th\u00e9matique<em> des co\u00fbts de la croissance<\/em>. En 1974, le congr\u00e8s aborde le th\u00e8me de l\u2019\u00e9nergie \u00e0 Pau, en 1975, \u00e0 Beyrouth, celui des <em>p\u00e9trodevises<\/em>. La mont\u00e9e du p\u00e9trole acc\u00e9l\u00e8re l\u2019inflation\u00a0; aussi le congr\u00e8s de Paris de 1977 inaugur\u00e9 par Raymond Barre porte-t-il sur les <em>distorsions structurelles de l\u2019inflation<\/em>. Cette p\u00e9riode est \u00e9galement celle de la mont\u00e9e du ch\u00f4mage\u00a0; aussi ne faut-il pas s\u2019\u00e9tonner que le congr\u00e8s de Thessalonique de 1978 porte sur les <em>nouveaux probl\u00e8mes de l\u2019emploi<\/em>. L\u2019Europe reste une th\u00e9matique importante abord\u00e9e d\u2019abord \u00e0 Nice en 1970 sur le th\u00e8me <em>L<\/em><em>a monnaie et la construction de l\u2019Europe, <\/em>puis en 1973 \u00e0 Montpellier sur celui de <em>l\u2019Europe et ses r\u00e9gions<\/em>. Les ann\u00e9es 1970 sont aussi des ann\u00e9es de profondes mutations \u00e9conomiques\u00a0; aussi les congr\u00e8s traitent-ils apr\u00e8s 1975 des probl\u00e8mes qui leur sont li\u00e9s. C\u2019est ainsi que le congr\u00e8s de Qu\u00e9bec est consacr\u00e9 \u00e0 <em>l\u2019\u00e9conomie non marchande, <\/em>un th\u00e8me qui donne lieu \u00e0 de vives discussions. Le congr\u00e8s de Louvain et Bruxelles, en 1980, porte sur le th\u00e8me toujours d\u2019actualit\u00e9\u00a0: <em>rapports internationaux et structures industrielles<\/em>. Un seul congr\u00e8s sera consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire de la pens\u00e9e \u00e9conomique, pourtant une des sp\u00e9cialit\u00e9s du pr\u00e9sident Andr\u00e9 Piettre, le congr\u00e8s de Lausanne de 1971 sur le <em>C<\/em><em>entenaire de L\u00e9on Walras \u00e0 Lausanne<\/em>.<\/span><\/p>\n<h3>\u00a04. P\u00e9riode 1981-2013 (pr\u00e9sidence Jean-Claude Dischamps)<\/h3>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">En 1981, Jean Claude Dischamps prend en main les destin\u00e9es de l\u2019association \u00e0 laquelle il donne son nom actuel\u00a0: <em>Association internationale des \u00c9conomistes de Langue Fran\u00e7aise <\/em>(AIELF). Sous son impulsion, le caract\u00e8re international de l\u2019association s\u2019affirme avec notamment l\u2019ouverture aux pays de l\u2019est de l\u2019Europe et le renouveau des liens avec les pays du Maghreb et de l\u2019Afrique subsaharienne. Parall\u00e8lement, l\u2019accroissement du nombre de participants et la n\u00e9cessit\u00e9 pour eux de publier le conduit \u00e0 faire \u00e9voluer l\u2019organisation des congr\u00e8s et \u00e0 multiplier le nombre de communications dont certaines sont discut\u00e9es en commissions. Jusqu\u2019en 2013, le participant ayant pr\u00e9sent\u00e9 une contribution a \u00ab\u00a0<em>pleine libert\u00e9 pour faire para\u00eetre sa contribution dans la revue de son choix avec pour seule requ\u00eate de mentionner explicitement qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 tel congr\u00e8s de l\u2019AIELF, tenu \u00e0 telle date en tel lieu sur tel sujet\u00a0\u00bb <\/em>(Dischamps, 2018). Le bureau de l\u2019association s\u2019est alors refus\u00e9 \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 des s\u00e9lections estimant que son objectif \u00e9tait plut\u00f4t de \u00ab\u00a0<em>magnifier les contributions de tous les coll\u00e8gues francophones\u00a0\u00bb <\/em>(Dischamps, 2018). Notons \u00e9galement qu\u2019\u00e0 partir de 1990, le rythme des congr\u00e8s change puisqu\u2019il devient bisannuel.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Les ann\u00e9es 1980, sous l\u2019impulsion du Pr\u00e9sident Reagan et de Margaret Thatcher (1925-2013) du c\u00f4t\u00e9 politique, de Milton Friedman et de Friedrich von Hayek du c\u00f4t\u00e9 \u00e9conomique, voient poindre un regain du lib\u00e9ralisme. L\u2019AIELF ne se penchera sur cette question qu\u2019\u00e0 partir du congr\u00e8s de Paris en 1990 sur le th\u00e8me <em>D\u00e9r\u00e8glementation, modernisation internationalisation des march\u00e9s financiers et financements publics ou priv\u00e9s<\/em> et en 1995 \u00e0 Bucarest sur la th\u00e9matique <em>Contraintes et limites de l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9. <\/em>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, les congr\u00e8s ont moins port\u00e9 sur les id\u00e9es \u00e0 connotation politique que sur les mutations qui affectent l\u2019\u00e9conomie. Le congr\u00e8s de 1981, \u00e0 Versailles, porte sur <em>La place des services dans l\u2019\u00e9volution \u00e9conomique contemporaine<\/em>, celui de 1983, \u00e0 Strasbourg, sur<em> Les mutations du syst\u00e8me productif et la crise \u00e9conomique<\/em>, celui de 1986, \u00e0 Nantes, sur<em> Comportements et structures \u00e9conomiques face au d\u00e9fi de l\u2019emploi<\/em>. Durant cette p\u00e9riode, le congr\u00e8s tenu en 1987 \u00e0 Fribourg en Suisse tient une place singuli\u00e8re car il porte sur <em>Les d\u00e9s\u00e9quilibres mon\u00e9taires et financiers<\/em> et compte parmi les congressistes des personnalit\u00e9s de premier plan\u00a0: Robert Triffin (1911-1993), Raymond Barre (1924-2007) (ancien premier ministre), Arthur Dunkel (1932-2005) alors directeur g\u00e9n\u00e9ral du GATT ainsi qu\u2019Alexandre Lamfalussy (1929-2015) \u00a0(un ancien professeur de l&rsquo;Universit\u00e9 de Louvain) alors directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Banque des r\u00e8glements internationaux. Les contributions expos\u00e9es en s\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re seront publi\u00e9es dans un livre \u00e9dit\u00e9 aux \u00e9ditions universitaires de Fribourg.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">L\u2019int\u00e9r\u00eat des congr\u00e8s pour l\u2019Europe est ancien\u00a0; aussi ne s\u2019\u00e9tonnera-t-on pas que trois congr\u00e8s ou presque lui aient \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9s. Le congr\u00e8s de Florence en 1982 a port\u00e9 sur <em>L\u2019Europe<\/em><em> et les r\u00e9gions,<\/em> celui de Budapest en 1985 sur <em>Les relations \u00e9conomiques Est-Ouest\u00a0<\/em>et enfin, celui de Lille en 1988 sur <em>Trente ans d\u2019Europe \u00e9conomique.<\/em> L\u2019ouverture \u00e0 l\u2019Est se poursuit avec le congr\u00e8s de Belgrade en 1989 sur le th\u00e8me du <em>D\u00e9veloppement des \u00e9changes \u00e9conomiques et financiers internationaux et de la relance de la croissance mondiale<\/em>. Apr\u00e8s la chute du mur de Berlin, alors que ces pays font progressivement leur entr\u00e9e dans l\u2019union europ\u00e9enne, l\u2019AIELF tient un congr\u00e8s \u00e0 Bucarest en 1995, \u00e0 Varsovie en 2007, \u00e0 Targoviste (Roumanie) en 2009, en Croatie en 2011 et \u00e0 Pozna\u0144 (Pologne en 2017).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">L\u2019AIELF ne n\u00e9glige pas les relations Nord-Sud que ce soit en organisant un congr\u00e8s sur ce th\u00e8me \u00e0 Clermont-Ferrand en 1984 ou en tenant un congr\u00e8s \u00e0 Tunis en 1992, et un autre \u00e0 Marrakech en 1999. Les autres pays francophones n\u2019ont pas non plus \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s. Pendant cette p\u00e9riode, trois congr\u00e8s se sont tenus en France, un en Suisse (Fribourg 1987), un au Luxembourg (1994), un au Canada (Montr\u00e9al 2001). Il est possible de noter qu\u2019aucun congr\u00e8s n\u2019a eu lieu en Belgique, un pays qui a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s influent jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 tant par le nombre que par la qualit\u00e9 de ses participants. Les congr\u00e8s ont abord\u00e9 la th\u00e9matique de la croissance au moins quatre fois \u00e0 partir de 1997\u00a0: <em>Croissance \u00e9conomique et r\u00e9partition des revenus<\/em> (Porto, 1997)\u00a0; <em>Refondation financi\u00e8re, sorties de crise et nouvelles strat\u00e9gies de croissance \u00e9conomique (<\/em>Montr\u00e9al, 2001),<em> Monnaie convergence et croissance<\/em> (Ath\u00e8nes, 2003) ; <em>Comp\u00e9titivit\u00e9, solidarit\u00e9 et croissance mondialis\u00e9e <\/em>(Targoviste, 2009). La th\u00e9matique monnaie finance a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e au moins huit fois, beaucoup plus que celle de la mondialisation, qui n\u2019a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e que quatre fois\u00a0; en 2001 \u00e0 Montr\u00e9al (<em>Mondialisation, emploi et r\u00e9partition<\/em>), en 2007 \u00e0 Varsovie (<em>Bilan et perspective d\u2019un demi-si\u00e8cle de construction de l\u2019Union europ\u00e9enne dans le cadre de la mondialisation contemporaine<\/em>)\u00a0; en 2009 \u00e0 Targoviste (<em>Comp\u00e9titivit\u00e9, solidarit\u00e9 et croissance mondialis\u00e9e<\/em>)\u00a0; ainsi qu\u2019en 2013 \u00e0 Valladolid (<em>Le devenir de l\u2019\u00e9conomie mondialis\u00e9e<\/em>).<\/span><\/p>\n<h3>5. P\u00e9riode 2013 \u00e0 ce jour (pr\u00e9sidence Alain Redslob)<\/h3>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Lors du congr\u00e8s de Valladolid en 2013, le professeur Alain Redslob devient pr\u00e9sident de l\u2019association, tandis que le recteur Jean-Claude Dischamps en devient pr\u00e9sident d\u2019honneur. Sous cette pr\u00e9sidence, les statuts de l\u2019association pr\u00e9voyant cotisations des membres et tenue d\u2019une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale bisannuelle sont d\u00e9pos\u00e9s en pr\u00e9fecture. Par ailleurs, un comit\u00e9 scientifique pr\u00e9sid\u00e9 par un directeur scientifique est cr\u00e9\u00e9. Le bureau se compose du Pr\u00e9sident, le professeur Alain Redslob, d\u2019un secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, le professeur Roger Tsafack Nanfosso, d\u2019un tr\u00e9sorier, l\u2019analyste financier Louis Expert, et d\u2019un directeur scientifique, le professeur Bernard Landais auquel succ\u00e8de lors du congr\u00e8s de mai\u00a02019, \u00e0 Santiago du Chili, le professeur Krzysztof Malaga.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">D\u00e8s 2016, l\u2019Association a cr\u00e9\u00e9 une revue semestrielle, la <em>Revue Internationale des \u00e9conomistes de Langue fran\u00e7aise (RIELF)<\/em>. Cette cr\u00e9ation renforce d\u2019autant plus la vie scientifique de l\u2019association qu\u2019elle est ouverte non seulement aux communications acad\u00e9miques mais aussi aux d\u00e9bats entre \u00e9conomistes. Dans le but d\u2019am\u00e9liorer sa visibilit\u00e9, l\u2019AIELF se dote d\u2019un site internet (aielf.org) et, en 2019, devient membre de l\u2019Union Internationale des Associations, un r\u00e9seau mondial regroupant plus de 70\u00a0000 organisations. En sorte qu\u2019une succincte pr\u00e9sentation de l\u2019AIELF figure d\u00e9sormais dans l\u2019Annuaire annuel publi\u00e9 par l\u2019AIU. Parall\u00e8lement, des conventions partenariales sont sign\u00e9es avec plusieurs universit\u00e9s. Fin 2019, le pr\u00e9sident Alain Redslob et le bureau de l\u2019association lancent des recherches de nature \u00e0 combler certaines lacunes concernant l\u2019histoire de l\u2019association, recherches men\u00e9es par l\u2019auteur de ces lignes.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal;\">Si l\u2019on examine maintenant les congr\u00e8s en eux-m\u00eames, la continuit\u00e9 avec les p\u00e9riodes pr\u00e9c\u00e9dentes semble s\u2019imposer tant sur la forme que sur les th\u00e9matiques trait\u00e9es. En 2015, le congr\u00e8s qui s\u2019est tenu \u00e0 Paris a eu pour th\u00e8me\u00a0:<em> Croissance, population, protection<\/em> <em>sociale\u00a0: faits et th\u00e9ories face aux enjeux. <\/em>En 2017<em>, <\/em>celui de Pozna\u0144 (Pologne) a port\u00e9 sur <em>Les enjeux du d\u00e9veloppement \u00e9conomique, financier et \u00e9cologique dans une mondialisation risqu\u00e9e <\/em>tandis qu\u2019en 2019, \u00e0 Santiago du Chili, les congressistes ont disput\u00e9 du th\u00e8me <em>Pour une <\/em><em>recherche \u00e9conomique efficace<\/em><em>. <\/em>Le prochain congr\u00e8s qui doit se tenir en 2021, \u00e0 Beyrouth, portera sur le th\u00e8me<em> Monnaies, finances et d\u00e9veloppements.<\/em> Comme elle le fait depuis ses d\u00e9buts en 1926 l\u2019association cherche \u00e0 valoriser les analyses des participants sur les probl\u00e8mes \u00e9conomiques de notre temps. Elle tend aussi \u00e0 les inciter \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur les d\u00e9marches adopt\u00e9es par les \u00e9conomistes ainsi qu\u2019\u00e0 confronter leurs points de vue. Sur le plan de la diffusion des travaux, la publication d\u2019<em>Actes, <\/em>jusque-l\u00e0 facultative, s\u2019impose dor\u00e9navant aux organisateurs. Leur lecture t\u00e9moigne du caract\u00e8re international des congr\u00e8s avec notamment une participation forte des pays de l\u2019Est de l\u2019Europe, d\u2019Afrique et des pourtours de la M\u00e9diterran\u00e9e, mais aussi des Am\u00e9riques. Si les <em>Act<\/em>es du congr\u00e8s de Paris de 2015 ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en version papier, ceux des congr\u00e8s de Pozna\u0144 et de Santiago l\u2019ont \u00e9t\u00e9 de fa\u00e7on num\u00e9rique (ainsi que quelques exemplaires en version papier) ce qui facilite leur consultation par les chercheurs du monde entier. Ainsi les \u00e9conomistes francophones disposent-ils d\u2019instruments permettant non seulement d\u2019affirmer leur pr\u00e9sence dans les d\u00e9bats contemporains mais aussi d\u2019\u00eatre mieux compris par les g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Je tiens \u00e0 exprimer ma gratitude envers le professeur Alain Redslob, pr\u00e9sident de l\u2019AIELF et son \u00e9quipe, notamment le recteur Roger Tsafack-Nanfosso ainsi que les professeurs Bernard Landais, et Krzysztof Malaga, pour leur soutien. Mes remerciements s\u2019adressent tout sp\u00e9cialement au pr\u00e9sident qui a accept\u00e9 de relire ce document afin de me faire part de ses observations et de m\u2019apporter certaines pr\u00e9cisions.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Bibliographie<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Actes du 59<sup>\u00e8me<\/sup> Congr\u00e8s de l\u2019AIELF\u00a0: Redslob A., (sous la direction de), 2016, <em>Croissance, population et protection sociale. Faits et th\u00e9ories face aux enjeux,<\/em> Paris (France), \u00e9ditions Panth\u00e9on-Assas, 1014 pages.<\/p>\n<p>Actes du 60<sup>\u00e8me<\/sup> Congr\u00e8s de l\u2019AIELF\u00a0: Malaga, K., Redslob, A., (sous la direction de), 2018, <em>Les enjeux du d\u00e9veloppement \u00e9conomique, financier et \u00e9cologique dans une mondialisation risqu\u00e9e,<\/em> Pozna\u0144 (Pologne), \u00e9ditions de l\u2019UESGP, 546 pages.<\/p>\n<p>Actes du 61<sup>\u00e8me<\/sup> Congr\u00e8s de l\u2019AIELF\u00a0: Ruff Escobar C., Redslob A., Malaga K., (sous la direction de), 2020, <em>Pour une recherche \u00e9conomique efficace,<\/em> Santiago (Chili), ediciones UBO, 429 pages.<\/p>\n<p>Blanc, J., 2000, \u00ab\u00a0Questions sur la nature de la monnaie\u00a0: Charles Rist et Bertrand Nogaro, 1904-1951\u00a0\u00bb in P. Dock\u00e8s, L. Frobert, G. Klotz, J-P.\u00a0Potier, A. Tiran (\u00e9ds), 2000, <em>Les traditions \u00e9conomiques fran\u00e7aises 1848-1939<\/em>, Paris\u00a0: \u00c9ditions du CNRS, pp.259-270, 2000. &lt;halshs-00122571&gt;.<\/p>\n<p>Clav\u00e9, F., 2018, \u00ab\u00a0\u00c9l\u00e9ments d\u2019histoire sur les d\u00e9buts des congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise. Les premiers pas de l\u2019AIELF\u00a0\u00bb, <em>Revue de l\u2019AIELF <\/em>vol 3. n\u00b01.<\/p>\n<p>Clav\u00e9, F., 2019, \u00ab<em> L\u2019efficacit\u00e9 de la recherche \u00e9conomique et les congr\u00e8s de l\u2019AIELF de 1933 \u00e0 1968\u00a0\u00bb, <\/em>publi\u00e9e dans les Actes du congr\u00e8s de l\u2019AIELF qui s\u2019est tenu au Chili en 2019.<\/p>\n<p>Clav\u00e9, F., 2019, <em>In the 1930s: When French economists were wondering about the reasons for their support for the gold standard<\/em>, communication pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s de l\u2019ESHET \u00e0 Lille le 24 mai.<\/p>\n<p>Dischamps, J.C., 2018, <em>courriels et curriculum vitae communiqu\u00e9s \u00e0 l\u2019auteur de l\u2019article<\/em>.<\/p>\n<p>Frobert, L., 2000, <em>Le travail de Fran\u00e7ois Simiand<\/em> <em>(1873-1935), <\/em>Paris\u00a0: Oeconomica.<\/p>\n<p>Tabatoni, P., 1963, \u00ab\u00a0<em>Probl\u00e8mes de l\u2019organisation mon\u00e9taire internationale<\/em>\u00a0\u00bb, <em>Revue d\u2019\u00e9conomie politique<\/em>. Vol. 73, No.3, pp.327-405.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1933<em>, \u00c9conomie lib\u00e9rale et \u00e9conomie dirig\u00e9e\u00a0; L\u2019\u00e9talon or<\/em>, Paris\u00a0: Domat-Montchrestien.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1935<em>, \u00c9volution du cr\u00e9dit et contr\u00f4le des banques\u00a0; La r\u00e9forme \u00e9conomique aux \u00c9tats-Unis<\/em>, Paris\u00a0: Domat-Montchrestien.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1947<em>, La th\u00e9orie de l\u2019inflation \u00e0 la lumi\u00e8re des exp\u00e9riences mon\u00e9taires contemporaines\u00a0; La reconstruction des \u00e9conomies nationales<\/em>, Paris\u00a0: Domat-Montchrestien.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1948<em>, <\/em><em>Le concept d\u2019\u00e9quilibre en \u00e9conomie politique<\/em> (rapport du Professeur Dupriez), <em>Les probl\u00e8mes de l\u2019union \u00e9conomique de l\u2019Europe<\/em> (rapport du Professeur Courtin), Paris\u00a0: Domat-Montchrestien.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1949<em>, L\u2019\u00c9tat actuel du syst\u00e8me des paiements internationaux <\/em>(rapport du Professeur Rueff<em>), \u00c9pargne et investissement <\/em>(rapport du Professeur Lambert<em>)<\/em> Paris\u00a0: Domat-Montchrestien.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1961<em>, Monnaie et expansion<\/em>, Paris\u00a0: \u00c9ditions Cujas.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1963<em>, Probl\u00e8mes de l\u2019organisation mon\u00e9taire internationale\u00a0; Probl\u00e8mes du d\u00e9veloppement r\u00e9gional dans un \u00c9tat f\u00e9d\u00e9ratif<\/em>, Paris\u00a0: \u00c9ditions Cujas.<\/p>\n<p>Travaux du congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7aise, 1964, <em>March\u00e9 et Plan, <\/em>Paris\u00a0: \u00c9ditions Cujas.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>. Les sections 1, 2 et 3.1 sont une version corrig\u00e9e d\u2019une partie de notre contribution intitul\u00e9e <em>L\u2019efficacit\u00e9 de la recherche \u00e9conomique et les congr\u00e8s de l\u2019AIELF de 1933 \u00e0 1968, <\/em>publi\u00e9e dans les Actes du congr\u00e8s qui s\u2019est tenu au Chili en 2019.<\/p>\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>. Docteur \u00e8s science \u00e9conomiques, ancien collaborateur du professeur Alain Redslob.<\/p>\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> . Une institution de catholiques sociaux.<\/p>\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Jusques l\u00e0, les congr\u00e8s n\u2019ont aucun statut. C\u2019est donc, un peu abusivement que nous parlons de pr\u00e9sidence. Nogaro pr\u00e9f\u00e8re qualifier Lescure d\u2019animateur (Travaux 1947, p.5).<\/p>\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> . Un autre \u00e9conomiste belge habitu\u00e9 des congr\u00e8s, Robert Triffin, est \u00e9galement membre associ\u00e9 de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politique de l\u2019Acad\u00e9mie Royale de Belgique \u00e0 partir de 1965.<\/p>\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/987C0650-CF29-45E0-A17F-62CF2FDBB248#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a>. Il est \u00e0 noter que des participants aux congr\u00e8s de la premi\u00e8re p\u00e9riode ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement membres de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques. Parmi eux, nous pouvons citer Louis Germain-Martin (1872-1948) \u00e9lu en 1927, Charles Rist (1874-1955) en 1928, Edgard Allix (1874-1938) en 1936\u00a0; Jacques Rueff, \u00e9lu en 1944, devient en 1964 \u00e9galement membre de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Br\u00e8ve histoire de l\u2019AIELF[1] Francis Clav\u00e9[2] Cette communication vise \u00e0 pr\u00e9senter quelques grands traits de l\u2019histoire de l\u2019AIELF fond\u00e9e en 1926 sous le nom de Congr\u00e8s des \u00e9conomistes de langue fran\u00e7ais par Maurice Ansiaux, Ga\u00ebtan Pirou. Le nom AIELF (Association Internationale des \u00c9conomistes de Langue Fran\u00e7aise) lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par le recteur Dischamps en 1981. 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